La représentation du corps féminin dans les médias de l’imaginaire

Catégories Réflexions sur l'écriture

En cherchant des images pour illustrer le tableau d’inspirations d’Elya, un des personnages principaux de mon roman, je me suis retrouvée face à une myriade de représentations de la femme dans les médias de l’imaginaire (jeux vidéo, romans, jeux de rôle). Le point commun de toutes ces illustrations ? Jugez par vous-mêmes :

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Top recherches Google pour « femme science fiction »

La sexualisation des corps ?

Imaginez mon désarroi en découvrant toutes ces poses lascives, provocantes, toute cette nudité et ces formes outrageusement généreuses… J’ai eu beaucoup de mal à trouver des illustrations qui s’éloignaient un peu de ça. Et même s’il y en a quelques-unes, bien sûr (heureusement !), il faut quand même bien chercher pour les trouver. Les corps sont sexualisés à outrance, et plus grave encore (à mes yeux), ils sont pensés et conçus sans aucune cohérence avec le personnage. Typiquement : une guerrière au ventre et aux cuisses dénudées. C’est absurde, non ? Comment est-elle censée se protéger des éventuelles blessures ?

Cela dit, je ne voulais pas crier au sexisme sans avoir fait le même exercice avec les représentations de l’homme. Je vous livre donc les résultats de mes recherches :

Top recherches Google pour « homme heroic fantasy »
Top recherches Google pour «  »homme science fiction »

Sans surprise, on ne retrouve pas du tout la même imagerie. Ici, on voit des guerriers en armure, de puissants magiciens… mais surtout, pas le moindre corps dénudé (bon, ok, sauf celui du démon en bas à droite, mais ce n’est pas la même chose !). Si la force et les armes sont communes aux femmes et aux hommes dans les représentations des médias de l’imaginaire, il est clair que le corps des hommes est beaucoup moins sexualisé. Il est aussi intéressant de noter que dans la deuxième série, on distingue deux images où la femme apparaît dans le rôle de l’amante ou de la pauvre victime en détresse. Enfin, passons.

Des représentations symptomatiques

Ceux qui me connaissent savent que je suis sensible aux problématiques soulevées par le féminisme. A mes yeux, ces différences dans les représentations sont symptomatiques de la sexualisation du corps de la femme, qu’on retrouve dans toutes les sphères de notre société. La publicité, le cinéma, la musique… sont autant de médias qui objectivent la femme. Je ne vais pas chercher à vous en convaincre. Si vous vous êtes intéressés à tout ça, vous en avez l’intuition. Si vous ne l’êtes pas, je n’ai aucune envie de débattre pour vous ouvrir les yeux sur cette réalité.

Bien sûr, c’est loin d’être un phénomène généralisé. De plus en plus de romans et de jeux vidéo présentent des personnages féminins forts, ou tout simplement cohérents, complexes. Loin de moi l’idée de faire le procès de qui que ce soit ! Il n’empêche que cette petite expérience montre qu’il existe bien un problème dans les médias de l’imaginaire et leurs représentations.

La laideur de la femme est-elle romanesque ?

Une fois ce constat posé, j’en suis venue à me questionner sur la laideur des visages et des corps dans la littérature. Si l’on rencontre beaucoup d’hommes laids, gros, balafrés dans les genres de l’imaginaire, il me semble que c’est beaucoup plus rare pour les femmes. Même quand ce sont des « méchantes », elles sont décrites comme étant séduisantes, et si par hasard elles sont moches et vieilles, il se peut qu’elles se donnent une apparence séduisante par artifice. Je n’irais pas jusqu’à en faire une généralité, parce que je n’ai pas spécialement étudié le sujet. Il s’agit juste d’une intuition que j’ai et dont je voulais discuter avec ceux qui me liront. 

Ce qui serait cool, en fait, serait de pouvoir mettre en scène des personnages cohérents, hommes ou femmes, qui se trouvent être moches. La laideur deviendrait alors un simple élément de description, sans aller plus loin. Il me semble qu’on aurait ainsi une plus grande diversité de personnages. Parce que c’est comme ça dans la vie, non ? Je me souviens avoir été profondément marquée par le roman Aurélien, d’Aragon. Son incipit, pour le coup, est absolument génial :

La première fois qu’Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide.

 

Et vous ? Quelles sont vos impressions sur le sujet ? Avez-vous des exemples de personnages féminins décrits comme étant laids ? Je suis impatiente de savoir ce que vous en pensez et d’en discuter avec vous !

15 commentaires sur “La représentation du corps féminin dans les médias de l’imaginaire

  1. L’équipement des persos féminins est une blague récurrente entre joueurs de MMO: http://www.digitalamerica.org/wp-content/uploads/2014/01/Armor-Comic.png et https://realwomenofgaming.files.wordpress.com/2014/09/2013-02-23-18-45-49.jpg
    C’est une banalisation du sexisme comme il en existe tant qu’on ne les remarque plus. Ou alors, si c’est spécifique aux genres de l’imaginaire, c’est peut-être un cliché d’idéalisation, comme la cavalerie qui ne se déplace qu’au galop, les vols à dos de dragon sans kit d’hiver sibérien, l’apprentissage des armes en deux semaines et un talent inné pour monter à cheval.

    Je vais plutôt parler pour la SF, parce que ça fait déjà un moment que je lis moins de fantasy: j’ai remarqué une assez grosse fracture entre l’avant (disons en gros des précurseurs jusqu’aux années 80-90) et l’après. Les « anciens » et les auteurs classiques ne parlent généralement pas de femmes. Même dans Frankenstein (et je mets ici de gros guillemets, parce que n’est pas, pour moi, de la SF), pourtant écrit par une femme, les personnages féminins sont anecdotiques, douces fiancées qui deviennent des victimes. Quand Lovecraft met une femme en scène, c’est un personnage démoniaque et tentateur. Et Philip K. Dick ne semble pas plus les apprécier: tentatrices, traîtresses ou épouses à titre de décoration, pour renforcer le rôle de leur mari. Et même chez Bradbury, la femme est généralement réduite à la fonction de ménagère. Je ne me souviens que des Monades urbaines, de Silverberg (1971), où les femmes en général sont les égales des hommes dans l’intrigue. Il y a même des points de vue de personnages féminins, ce luxe!

    Et dans l’après, tout change. Peter Watts, Ken Liu, China Miéville, George R.R. Martin et d’autres auteurs contemporains se fichent totalement des clichés liés au sexe. Leurs personnages féminins pourraient être masculins. Si je me rappelle bien, le personnage féminin principal de Légationville, écrit par China Miéville, est même bissexuel. C’est une caractéristique comme une autre, comme le fait d’être blonde ou brune.
    Bien sûr, il y aura toujours des auteurs, hommes et femmes, pour retomber dans les clichés et dans le sexisme, par facilité ou simplement parce que leur imaginaire en est rempli. Mais je vois de l’espoir dans la SF anglophone contemporaine!

    1. C’est tout à fait ça : « une banalisation du sexisme comme il en existe tant qu’on ne les remarque plus ». C’est sûrement pour ça que ça m’a autant choquée quand j’ai fait ma recherche d’images pour Elya. Parce que j’avais oublié à quel point c’était courant dans tous les domaines. Je ne pense pas que ce soit spécifique aux littératures de l’imaginaire, là je les ai prises comme point de départ parce que finalement, c’est tellement caricatural que le message passe très vite.

      Honnêtement, je pense qu’il y a matière à faire une thèse sur ce sujet, et j’ai conscience que cet article est un peu limité, j’aurais aimé en dire beaucoup plus. J’adore la réflexion que tu apportes sur la place de la femme dans les romans, parce qu’au-delà de l’apparence, il faut aussi voir le statut qu’elles ont. On tourne souvent autour de certains motifs, comme la vile tentatrice, la fiancée… La fracture que tu as perçue me fait très plaisir, ça prouve que les choses évoluent quelque part. Pour G.R.R. Martin, je vais être honnête, je n’ai pas lu les livres. Sur base de la série, je trouve qu’il y a un peu de sexisme dans la représentation des personnages. Il n’y a que Brienne qui est vraiment « moche », et ça fait clairement partie de la définition du personnage. Les autres femmes ont beau être indépendantes et avoir de vrais rôles, elles correspondent toutes à des critères physiques bien arrêtés. Est-ce que c’est pareil dans les romans ?

      En fin de compte, la seule chose que l’on puisse espérer, c’est que les mentalités évoluent suffisamment pour qu’on ait une vraie diversité au niveau des personnages : des bisexuels, asexuels, noirs, handicapés… Et que ça ne soit qu’un élément de description parmi d’autres.

      1. En citant GRR Martin, je pensais plutôt aux nouvelles SF des recueils Une Chanson pour Lya et Les Rois des sables. Et pour ce qui est de la laideur dans la SF, les œuvres modernes ont souvent des personnages à la première personne, ou du moins décrit physiquement très succinctement, à la manière des nouvelles (même s’il s’agit d’un roman). En général, ils n’abordent le physique que s’il y a quelque chose à en dire (c’est à dire si l’intrigue/l’ambiance le prend en compte. Pour Watts et Liu, j’ai l’impression qu’un humain en vaut un autre, et qu’il existe tout un tas de critères plus importants que le physique pour le qualifier.

        Concernant la laideur dans Le Trône de fer, Arya est décrite comme plutôt laide, et elle est non genrée. Il me semble (parce que j’ai lu ces romans il y a longtemps) qu’elle est le seul personnage dans ce cas, féminin comme masculin. Il faudrait que je relise cette série pour ne pas raconter n’importe quoi 🙂

        1. C’est vrai que la question se pose beaucoup moins pour une narration à la première personne.
          Je n’ai rien lu de G.R.R. Martin donc j’avoue que je ne suis pas la mieux placée pour en parler. Dans la série, j’imagine qu’ils ont ajouté un peu de « glamour » pour séduire plus de téléspectateurs, parce que même Arya est loin d’être laide.

          Ca n’a rien à voir, mais est-ce que tu as lu Morwenna, de Jo Walton ?

          1. Pas forcément. Quoique, le personnage principal introduit un rapport intéressant au handicap et à la douleur et apporte un peu de diversité (pour le coup, c’est une femme). Mais j’y pensais surtout vis-à-vis des nombreuses références de SF qui s’y trouvent ! Et au-delà de ça, il est vraiment sympa.

          2. Dis-moi ce que tu en penses quand tu l’auras lu ! Je pense qu’en plus, tu vas t’y retrouver vachement mieux que moi parmi toutes les références de SF citées.

  2. La question de la laideur me semble tout de même sacrément absente de la plupart des romans que j’ai pu lire et que je peux voir s’écrire. Généralement, tous les personnages principaux sont « beaux », après que ça tienne du fantasme (souvent les personnages en plus d’être beaux sont très jeunes of course, d’ailleurs je suis étonnée aussi du nombre d’auteurs qui mettent en scène des personnages qui ne vieillissent pas physiquement, la perfection c’est d’avoir 18 ans pour toujours apparemment)(d’ailleurs pourquoi la perfection s’il ce n’est pas pour y réfléchir ?) ou d’une acceptation générale de la pluralité de la beauté, c’est au cas par cas.

    Pour ce qui est de la sexualisation du corps féminin dans les littératures de l’imaginaire, je suppose que ça va être amené à évoluer un peu plus maintenant que de plus en plus de femmes s’affirment dans ces littératures. Bien sûr, on peut être une femme est tombée dans les mêmes travers, j’en ai un exemple précis en tête, puis il y a l’effet Mary-Sue qui n’aide pas à ce niveau, mais bon, j’ai quand même bon espoirs pour la littérature. Je pense que tout le monde à fait le tour de ce qu’on peut nommé de gros clichés dégueulasses. Car sur ces images c’est de cela dont il s’agit, des clichés. Et pour le coup on peut voir que l’image de l’homme subit également une vision étriquée, quoique différente. La sexualisation de l’armure et de la force virile semble être un enjeu narcissique de taille, si je puis me permettre. Bien sûr il existe une véritable vision déformée du corps de la femme, mais le revers de la médaille c’est que l’image de l’homme s’y déforme également. Ce qui me rassure c’est que je ne me souviens pas d’un bon roman qui véhicule ce genre de vision. Malheureusement je lis peu de genre de l’imaginaire depuis plusieurs années, donc l’idée que je m’en fait est peut-être trop optimiste ?

    Mais le problème du personnage féminin est infiniment plus large – je sais que tu le sais, je déroule ma pensée 😉 Je me souviens d’une remarque que j’avais reçu sur le prologue des Oiseaux, et qui portait à la fois sur mon personnage de Soledad, une femme, et sur moi. Cette remarque affirmait que je ne pouvais être qu’un homme pour avoir écrit un tel prologue et un tel personnage (puis j’ai la chance d’avoir un pseudo mixte, ce qui n’aide pas). J’avais répondu « Peut-être aussi qu’il ne faut pas aimer les femmes pour entendre leur colère, leur âpreté, leur combat, et admettre qu’elles peuvent haïr, se haïr, nous haïr. » Une laideur d’une autre sorte en quelque sorte, celle de l’âme humaine qui est infiniment plus complexe qu’une histoire de chromosomes. Et ce qui est drôle c’est qu’un chapitre plus tard, avec un personnage plus fragile comme Léandre, je ne pouvais être qu’une femme pour écrire un personnage masculin si féminin ~ Je divague, mais comme quoi, l’histoire des genres et l’écriture, pour moi, c’est de la fumisterie, quelques soit les genres dont on parle xD

      1. J’ai déjà entendu parler de ce test, il est assez « marrant » dans le sens où il permet de poser le problème par des questions simples. Je vais essayer de l’appliquer aux romans de Fantasy que j’ai appréciés, par curiosité !

    1. Ca me fait plaisir que mon article soulève de telles réactions !
      Concernant la question de la laideur… En fait, j’ai quand même l’impression d’avoir plusieurs exemples de personnages masculins qui ne sont pas spécialement beaux, et décrits avec cruauté. En Fantasy, c’en est presque un cliché : le mercenaire abîmé, balafré, pas spécialement gracieux de visage… Après, il est vrai que dans ces cas-là, la laideur est souvent utilisée comme preuve d’un passé tourmenté, et qu’elle en devient quelque chose de valorisant, paradoxalement.

      Ces images sont en effet extrêmement cliché, c’est pour ça que j’étais aussi choquée de tomber dessus en première page Google. Je ne pensais pas qu’on en était encore là, quoi… Entièrement d’accord avec toi quand tu dis que l’homme souffre aussi son lot de clichés réducteurs : la carrure musculeuse, la grosse armure, l’épée virile et pénétrante… C’est vrai que je l’ai moins souligné mais il est certain que c’est tout aussi problématique. Peut-être que l’imaginaire est une version encore plus exagérée de tout ça, car idéalisée ? Une chose est sûre, c’est que tout ça me fait drôlement réfléchir à mon propre roman. J’espère présenter des personnages libérés de ces attentes genrées.

      Ton dernier paragraphe fait écho à un débat que nous avions lancé sur mon forum, sur le sujet de « l’écriture féminine ou masculine ». Ca découlait d’une membre à qui quelqu’un avait dit qu’elle avait une écriture masculine. Et franchement, plus le temps passe, plus j’ai du mal à comprendre ce que ça peut bien vouloir dire, ce que les gens mettent derrière cette idée. Suite à ça, on avait organisé un atelier d’écriture où les gens écrivaient de manière anonyme, et devaient ensuite deviner le genre de la personne selon son texte. Résultat sans appel : c’était à la fois très dur de deviner si c’était une femme ou un homme derrière un texte, et extrêmement facile de tromper les autres en faisant mine d’aborder tel ou tel thème.

      En tout cas, merci beaucoup pour ton commentaire ! Je partage complètement tes réflexions et ça me fait franchement plaisir de pouvoir discuter de ça.

      1. Le cliché du héros fort, mais au sombre passé, qui a ses fêlures ! C’est vrai que le héros peut porter une cicatrice, elle sera finalement valorisante, preuve d’un combat dont il est sorti vivant, facilement preuve de bravoure. Les cicatrices sur les femmes ne veulent peut-être pas dire la même chose, aussi, elles victimisent immédiatement. J’y pense là, à cause de certains contextes culturels. Détériorer le corps de la femme par l’injure est très connoté (si on pense au crime d’honneur, à l’excision…). Je pars loin, mais bon, j’y pense.

        Je pense aussi qu’il y a un biais dans la littérature imaginaire avec l’idéalisation, en effet. Et à tout âge. Pour avoir fait beaucoup de salon SFF, en discutant avec les auteurs on le sent, parce qu’il y a l’aspect création absolue. L’écriture ouvre une parenthèse dans la réalité où on renoue un peu avec le fantasme d’auto-engendrement et de toute puissance. Si je crois que tout roman (SFF ou non) héberge en lui ce noyau là, je pense que c’est une question de maturité que de sublimer un peu ça, de filtrer et de livrer un fantasme moins premier degré, plus symbolique. Je ne me fais pas trop de souci pour ton roman car tu réfléchis à ce que tu écris, ce blog en témoigne. Et en fait, c’est fou le nombre d’auteurs qui ne réfléchissent pas ce qu’ils écrivent, et qui ne savent pas ce qu’il font, ni avec quoi il travaille.

        C’est assez génial comme expérience ! Le résultat non significatif ne m’étonne pas du tout (rien qu’à voir ce pauvre bougre persuadé que j’étais un homme, puis une femme, en un chapitre d’écart xD) ! Je pense aussi que ça ne veut stylistiquement rien dire. Sans doute on peut établir des critères sociaux arbitraires sur ce qui est féminin ou masculin, bien sûr. On a besoin de catégoriser, c’est comme ça, c’est humain. Mais il ne faut pas oublier que c’est construit, c’est pour de faux, et que la réalité dépasse toute tentative de catégorisation.

  3. Bonjour !

    Je te conseille alors de lire Chien du Heaume et Mordre le bouclier – sa suite – si tu désires lire de la fantasy avec un personnage féminin aux antipodes de la sexualisation. Chien est un personnage remarquable et la plume de Justine Niogret est très agréable, fluide et non dépourvue d’une bonne dose de réalisme. Les personnages féminins importants de « Parleur ou les chroniques d’un rêve enclavé » de feu Ayerdhal sont aussi bien différents de tout ce qu’on peut voir sur les médias communs. Dans ces œuvres on y trouve des femmes aux destins totalement différentes et aux ambitions intéressantes.
    C’est plutôt court alors si ça t’intéresse ça devrait pas te prendre trop de temps. 🙂

    Pour le reste du débat je préfère rester muet puisque y’a pas grand chose à rajouter. On tombe souvent dans le cliché de la quasi perfection. Des corps musclés à la perfection aux formes rebondies, généreuses et fermes on en a généralement plein les mirettes. Plus un bagout irréprochable et des centaines de conquêtes plus parfaites les unes que les autres. Faut aller frapper du côté de la dark fantasy pour trouver plus de réalisme. Je n’ai plus trop de titre en tête puisque j’ai lu énormément de fantasy je confond souvent les personnages et les oeuvres… Ou je me souviens des personnages et j’oublie le nom du bouquin. Bon courage pour le tient d’ailleurs, j’ai hâte d’en lire un peu plus.

    1. Bonjour, et bienvenue sur mon blog !
      Je connais les romans de Justine Niogret, en effet ils sont très éloignés de tous ces clichés. Je me souviens avoir interviewé l’auteure, et lui avoir posé la question du féminisme en Fantasy et dans ses romans. Elle m’a répondu que pour elle, Chien était d’abord un personnage, puis une femme, mais qu’elle aurait aussi pu être un homme. Et c’est ça que je trouve particulièrement fort et rassurant dans son approche. Par contre, je ne connais pas Ayerdhal, j’irai jeter un œil ! C’est quand même cool de se dire que certains auteurs parviennent à proposer des personnages féminins qui ont de vraies aspirations.

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