Journal d’un roman à naître #3 – Défi Sablier avec Samantha Bailly

Catégories Vie d'auteure

La semaine du 28 août, j’ai eu la chance de pouvoir participer à un Défi Sablier organisé par Samantha Bailly. Il s’est achevé sur un atelier d’écriture en sa compagnie le samedi 2 septembre. Autant poser tout de suite les bases de cet article : j’ai littéralement adoré cette expérience. Je ne pouvais donc pas ne pas vous parler de toutes les choses positives qu’elle a apportées à mon embryon de roman.

Le Défi Sablier, une arme contre la procrastination

Défi Sablier ? Si vous vous demandez ce que c’est que cette drôle de bête, je vous conseille d’aller sur le site de Samantha Bailly. Tout y est très bien expliqué. Pour vous le décrire brièvement, il s’agit d’un défi d’une durée d’une semaine, qui consiste à se bloquer un temps d’écriture de plus en plus long chaque jour. De 10 minutes le lundi, on passe à 1 heure entière le dimanche. La petite astuce en plus, c’est de matérialiser ce temps grâce à des sabliers retournés. L’idée, c’est bien sûr de ne rien faire d’autre qu’écrire pendant que le sable s’écoule.

Si j’aime autant cette méthode, c’est parce qu’elle est beaucoup plus douce que les autres. Le Nanowrimo, par exemple, me terrorise plus qu’il ne me motive car la quantité de mots demandée (50 000 !) est beaucoup trop importante et nécessite de vrais sacrifices dans un quotidien déjà bien chargé. Avec le Défi Sablier, aucune obligation de résultat, simplement une obligation de moyen. La libération !

Je pense qu’au global, cette semaine de Défi Sablier m’aura permis d’écrire 5 000 signes espaces comprises, soit un peu moins d’un tiers de mon chapitre 2. Un beau pas en avant pour moi qui n’ai pas l’habitude d’écrire tous les jours.

La cerise sur le gâteau : un atelier d’écriture

Pour la modique somme de 35 €, j’ai participé samedi à mon premier atelier d’écriture organisé par Samantha. 3 heures d’écriture placées sous le signe de l’écoute et de la bienveillance. Le programme de l’atelier était le suivant :

  • Une table ronde pour que chacun ait l’occasion de se présenter en quelques mots,
  • 45 minutes au cours desquelles nous avons fait la session Sablier du jour,
  • Un débrief de la session, accompagné de quelques mots sur les projets de chacun (principalement des romans de Fantasy, j’étais donc dans mon élément !),
  • Un atelier sur les personnages : nous avons fait l’exercice de remplir une fiche pour l’un des personnages de notre roman, pour ensuite le présenter aux autres à l’oral,
  • Une discussion sur le milieu de l’édition et des salons littéraires

C’était la première fois que j’écrivais en même temps que d’autres personnes. Surtout, je n’avais jamais osé parler de mon roman à voix haute avant cet atelier. J’ai trouvé que Samantha, ainsi que les participants, étaient d’une bienveillance folle. Cela m’a permis de me lâcher et d’assumer mon idée, mon personnage… Un vrai booster de confiance en soi, d’autant plus que Samantha s’est sincèrement intéressée aux personnages de chacune des participantes.

Quid d’Eclosions ?

Si la session d’écriture en elle-même n’a pas été très productive (un peu plus de 600 signes espaces comprises), l’atelier dans son ensemble a beaucoup fait évoluer la confiance que j’ai dans mon projet. Il m’a aussi aidée à prendre conscience de petites choses que je peux faire pour rendre mes personnages plus tangibles.

Il est vrai qu’étant plutôt une auteure scripturale, je ne planifie pas grand-chose. Les fiches de personnages m’ont toujours rebutée, notamment parce que je trouvais certaines questions inutiles. Là, j’ai décidé de me prêter au jeu. J’ai choisi de faire l’exercice avec Kooy, un des personnages principaux de mon roman dont mes lecteurs ont peiné à comprendre les motivations dans le premier chapitre. Premier constat : pas de question sur son parfum de glace préféré. Soulagement. Plutôt des questions générales sur l’éducation du personnage, ses croyances, ses peurs… En écoutant les autres parler de leur personnage, je me suis rendu compte que certains détails ne serviront peut-être à rien dans le roman (peut-être même qu’ils ne seront pas mentionnés), mais ils contribuent à épaissir le personnage, à le rendre plus humain, et donc crédible.

Honnêtement, je ne pense pas pouvoir créer toute cette épaisseur avant de commencer la rédaction. En effet, c’est souvent dans le feu de l’action que m’apparaissent mes personnages. Je les découvre au fur et à mesure. Néanmoins, je vais clairement réutiliser les fiches personnages fournies par Samantha Bailly. Elles me permettront de consigner les informations sur mes personnages, tout au long de la phase d’écriture. Surtout, j’ai compris grâce à cet exercice qu’il ne faut pas avoir honte de ce qui est sorti de notre imagination : c’est beau, fascinant, mais jamais, au grand jamais, honteux.

 

Je vous retrouve bientôt pour un point d’avancement sur mon roman ! En attendant, je vous conseille à tous d’essayer la méthode Samantha Bailly et d’aller fureter sur sa chaîne YouTube. C’est une mine d’informations pour les auteurs.

NB : L’image qui illustre l’article est en fait une capture écran du site de Samantha Bailly. Elle n’est donc pas de moi ! Et allez, comme je suis gentille, je vous redonne le lien du site.

5 commentaires sur “Journal d’un roman à naître #3 – Défi Sablier avec Samantha Bailly

  1. Je connaissais assez vaguement sa chaîne youtube au début, il faudrait que je retourne voir ce qu’elle est devenue ! En tout cas cette méthode me plait beaucoup, surtout qu’il faut justement que je parvienne à me réinstaller dans un rythme quotidien d’écriture, ça pourrait être une façon de le faire en douceur. En effet, la différence entre obligation de résultat et de moyen est très importante ici, et il faut avant tout, pour une fois, s’écouter pour ne pas subir.
    L’atelier d’écriture me fait de l’œil, j’ai vu qu’elle en refaisait un à la fin du mois, je vais voir, ça pourrait être un super coup de pied au cul pour la rentrée ~
    En tout cas c’est vraiment agréable de voir que ça t’as permis de prendre confiance en toi, j’ai l’impression qu’en matière d’écriture, la motivation est contagieuse !

    1. Contente de te faire découvrir cette méthode ! Si tu viens à l’atelier, on s’y croisera, étant donné que je suis déjà inscrite. ^^ Et oui, j’ai un peu de mal avec les obligations de résultat, ça a tendance à me stresser et me paralyser. Cela dit, cette année je me suis mis comme objectif de participer au NaNo avec un tout petit objectif de 5 000 mots. Je vais essayer de me surpasser !
      J’aime bien sa chaîne parce qu’elle y parle d’écriture de manière assez réaliste (loin de toute notion de talent ou d’inspiration, elle met surtout en avant le fait que c’est un travail), et qu’on peut facilement s’y reconnaître.

      1. On aura donc la chance de se croiser 😉 J’ai réussi à convaincre une amie de venir avec moi, et je pense que ça l’aidera beaucoup à prendre confiance en elle, en tout cas j’espère !
        C’est déjà un bel objectif pour le NaNo, et si tu as l’occasion d’aller à la kick-off parisienne, c’est un évènement vraiment sympa, tout comme les soirées d’écriture qui s’égrainent au long du mois. Il n’y a pas d’échange très poussés entre les participants, parce que tout le monde est à fond dans son projet, mais une belle dynamique, voire une euphorie que j’ai trouvé très portante.

        1. Cooool ! Je suis trop impatiente de participer à cet atelier et de retrouver la bienveillance des participantes (qui sait, peut-être que cette fois, il y aura des messieurs !) et de l’auteure.

          Je ne savais même pas qu’il y avait une soirée de lancement à Paris. Ca peut être sympa, j’y réfléchirai. Et c’est vrai que j’ai déjà senti cette euphorie au moment de l’atelier d’écriture, justement : être dans une pièce, au milieu d’auteurs en plein processus de création, c’est magique.

Laisser un commentaire