Journal d’un roman à naître #5 – Un Défi Sablier de plus

Catégories Vie d'auteure

Jour #0

Lors du point d’octobre, je m’étais fixée l’objectif de finir mon chapitre 3 d’ici la fin du mois. Après un départ sur les chapeaux de roue, mon rythme s’est considérablement ralenti, à tel point que j’ai passé deux semaines sans écrire un seul mot. J’ai peint, à la place. La créativité trouve toujours son chemin, n’est-ce pas ? Toujours est-il que le Défi Sablier de la semaine du 23 arrive à point nommé. Il devrait me remettre le pied à l’étrier. En tout cas, je l’espère.

Jour #1 – 23 Octobre

J’ai écrit bien plus de dix minutes aujourd’hui, pour un total de 1170 signes espaces comprises. Je suis contente car j’ai réussi à finaliser l’écriture d’une scène assez clé du chapitre, sur laquelle je bloquais depuis plusieurs jours. Une Communion de Kooy avec la déesse, qui ne se passe pas tout à fait comme prévu. Après lecture de mes deux premiers chapitres, un ami m’a fait remarquer que je maîtrisais bien mieux l’approche de la narration pour Elya que pour Kooy, un autre personnage très important du roman. Force est de constater que c’est entièrement vrai. Kooy m’est encore un peu étranger et cela se ressent dans ma plume. Mais je crois que cela me convient, pour l’instant. Mon roman est construit de telle manière à ce que le lecteur s’attache dès le début à Elya, tandis que Kooy est naturellement plus effacé. Si Elya connaît les frontières de son identité, Kooy les cherche. Je ne prétends pas les avoir trouvées plus vite que lui. Transparence.

Jour #2 – 24 Octobre

Aujourd’hui encore, j’ai réussi à me poser pendant un long moment devant mon Google Drive. C’est une victoire en soi. Défi Sablier du jour réussi haut la main, donc ! Par contre, comme je suis un vrai escargot quand j’écris, je n’ai totalisé que 1552 signes espaces comprises. Ce n’est vraiment pas grand-chose, mais eh ! J’avance, c’est toujours ça. Par contre, me voilà bloquée sur un dialogue.

Jour #3 – 25 Octobre

Rien.

Jour #4 – 26 Octobre

Rien.

Jour #5 – 27 Octobre

Rien.

Jour #6 – 28 Octobre

Rien.

Jour #7 – 29 Octobre

Rien (je commence à me sentir comme une reine à la veille d’une révolution quelconque ; peut-être en moi-même ?).

Alors oui, c’est un bel échec. Sur la fin de semaine, j’ai eu une grosse baisse de moral et j’étais complètement démotivée. Je me suis posé pas mal de questions sur mon roman, le fait que je n’arriverai probablement jamais au bout à un tel rythme… le fait qu’il n’intéressera peut-être personne. Un moment de doute mémorable, donc. Mais comme il faut savoir rebondir une fois qu’on est tombé, je me prépare pour le NaNo qui commence… ce soir ! Si vous ne savez pas ce que c’est, je vous renvoie au blog de C. Kean, elle explique très bien ce dont il s’agit. Mon objectif personnel est de 5000 mots. C’est tout mini, mais honnêtement, c’est loin d’être gagné. On se retrouve pour un compte-rendu tout bientôt !

3 commentaires sur “Journal d’un roman à naître #5 – Un Défi Sablier de plus

  1. « Je me suis posé pas mal de questions sur mon roman, le fait que je n’arriverai probablement jamais au bout à un tel rythme… le fait qu’il n’intéressera peut-être personne. »

    J’ai l’impression, et qui n’est pas du tout rassurante, j’en ai bien conscience, qu’on a tous cette période de doute dans tous nos projets d’écriture, pour diverses raisons. De mon côté, c’est pour ça que mon Flèche et l’Etoile est en pause (le manque de temps est une contrainte, pas la cause): j’ai suffisamment progressé pour me rendre compte que la structure n’est pas correcte, que les personnages ne sont pas corrects, que l’intrigue n’est pas correcte. Il va y avoir de la grosse réécriture quand je m’y remettrai sérieusement, parce qu’en l’état il ne me convainc pas du tout… alors qui pourrait-t-il convaincre?

    Tes doutes sont peut-être dans le même genre que les miens. Quoi qu’il en soit, garde à l’esprit que tu es toujours la mieux placée pour savoir ce qui est bon ou non pour tes personnages, ton intrigue, ton roman 😉 Bonne chance pour ce mois de novembre, j’espère que tu vas pouvoir réussir ton challenge! 😀

  2. Je n’ai pas été très convaincue par mon propre défi sablier, et je trouve toujours ça bienvenue et très sincère de publier tout de même cet article et de laisser une trace. J’espère que tu t’es finalement sortie de ce dialogue ! Vilaines bêtes que ces moments où il vient l’envie aux personnages de parler, non mais !
    Si jamais cette question d’avoir plus de mal à cerner la voix du deuxième personnage te tracasse, peut-être pourrais-tu essayer d’écrire une petite scène à la première personne avec lui. Parfois juste quelques phrases, ça peut être assez éclairant de le percevoir sous un autre angle, de se forcer à un décalage. Mais peut-être qu’en effet, Kooy ne sait-il lui-même pas bien comment se cerner lui-même.

    Je pense qu’on ne se rassurera jamais assez sur cette question : et si ça n’intéressait que moi ? Déjà parce qu’à part nos proches virtuels ou réels, personnes ne sait que nous écrivons pour le moment, personne ne nous attend. Ensuite, parce que les quelques rares qui ont un accès à notre écriture actuellement, et qui nous suivent, ne peuvent pas passer leur vie à nous répéter leur curiosité et leur intérêt. Je crois qu’il faut accepter que non, en effet, ça n’intéresse que très peu de monde, voire personne à l’heure actuelle de la rédaction du premier jet. Sauf toi. Et là c’est important, toi c’est déjà beaucoup, c’est déjà la preuve qu’il y a un intérêt à avoir, mais on se fait trop rarement confiance.
    Je parle aussi pour me rassurer, tu noteras ! Le fait est que ces moments sont importants malgré tout, on s’en relève, ou on en revient, avec les solutions qu’on a fabriqué et qui tiendront un moment. Quelque part, c’est aussi ça, avancer sur son roman.

    1. Je pense qu’en effet, Kooy a beaucoup de mal à se cerner lui-même. Je pense qu’il se montrera un peu plus bavard dans la suite du roman et que ça deviendra de moins en moins compliqué pour moi de se mettre à sa place. Mais en effet, c’est important pour moi de publier ce genre d’articles même quand mes défis sont des échecs. Ca me permet de dédramatiser mes échecs, quelque part. De ne pas leur accorder une importance démesurée et de ne surtout pas en tirer de conclusions sur moi-même ou ma capacité à écrire un roman.

      Et je suis entièrement d’accord avec toute la suite de ton message. C’est vrai qu’on a tous tendance à ne pas suffisamment nous faire confiance sur ces sujets-là. Mais statistiquement, si l’histoire intéresse déjà une personne, y a des chances pour que ça en intéresse d’autres. Enfin, bon, dans tous les cas ce n’est pas une question à se poser pendant la phase d’écriture, mais dans les moments de doute, c’est inévitable…

Laisser un commentaire